Ce mois-ci, notre étude* porte sur le point de vue des patients et des pharmaciens sur le suivi des maladies chroniques. Les maladies chroniques sont définies comme des maladies de longue durée qui évoluent et affectent quotidiennement la vie des personnes atteintes. Elles peuvent, par ailleurs, être à l’origine d’incapacités et/ou de complications graves pour la santé.

La liste des maladies chroniques est longue : maladie de Parkinson, BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), insuffisance cardiaque, diabète de type 2, fibrillation atriale, maladie coronarienne... Chaque maladie possède ses propres symptômes, remettant bien souvent en cause la qualité de vie et l’autonomie des patients.

Pourtant, si toutes les personnes atteintes sont suivies par des médecins ou spécialistes, le pharmacien, en tant que premier relais auprès de ses patients, a son rôle à jouer dans l’information, la communication et le suivi de ces maladies. Maintenant, regardons de plus près les résultats de notre étude : En premier lieu, nous remarquons que près de la moitié des patients interrogés sont atteints d’une maladie chronique et que plus de 85% du panel pensent que les pharmaciens ont un rôle à jouer dans le suivi des maladies.

À l’instar des pharmaciens, on remarque que pour les patients, la personnalisation du suivi et l’accessibilité du pharmacien par rapport aux autres professionnels de santé sont les principaux avantages à être accompagnés par leur pharmacien pour le suivi de leur maladie chronique. Par ailleurs, parmi les moyens de suivi envisagés, pharmaciens comme patients s’accordent à dire qu’ils préfèrent les entretiens physiques (au comptoir) plutôt qu’à distance (mail, téléphone, site internet).

En revanche, des divergences sont observables quant à l'utilisation d’outils permettant d’améliorer le suivi des maladies chroniques. Si plus de 60% des patients considèrent que les services de prise de rendez-vous personnalisés et de réservation d’ordonnance pourraient faciliter le suivi des maladies chroniques, du côté des pharmaciens, c’est tout l’inverse. En effet, on remarque que plus de 55% des pharmaciens ne proposent pas ce genre de service en pharmacie et la majorité d’entre eux pensent même que de tels services ne simplifient pas la gestion des maladies chroniques pour leur patientèle.

Finalement, on note que patients comme pharmaciens sont, en majorité, réticents à l’idée d’utiliser des objets connectés et/ou applications pour le suivi des maladies chroniques. Retrouvez les résultats de notre étude dans l’infographie ci-dessous 👇🏻

*Selon l’étude de Kozea group « Les maladies chroniques » réalisée en juillet 2022 auprès de 349 pharmacies et 1421 patients.